Prendre l’avion en silence et sans gaz à effet de serre dans un avenir proche, c’est possible ! En tous cas c’est le défi que s’est lancé le salon de l’Aviation verte qui se tiendra à l’aéroport de Paris le-Bourget du 18 au 20 Juin prochain.

 

Une impasse économique et environnementale

Près de 800 millions de tonnes : c’est le total annuel des émissions de CO2 issues du transport aérien selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC). Poussé par les difficultés économiques, le secteur aérien est aujourd’hui en pleine prise de conscience écologique.

Même si l’aviation n’est responsable « que » de 3% des émissions, reste qu’à chaque heure plus de 50 000 tonnes de CO2 sont lâchées dans l’atmosphère. Par ailleurs, le trafic aérien double environ tous les 15 ans, tandis que les émissions de CO2 du transport aérien en France ont augmenté de 85% par rapport à 1990.

 

Greenwashing ou vrai tournant pour un secteur synonyme de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre ?

Organisé au Bourget, le Salon de l’Aviation Verte présentera au public toutes les solutions en cours de développement et tous les objets volants à énergie propre. A travers animations, tables rondes et conférences, les acteurs du secteur aéronautique français interviendront pour apporter leur vision et leur savoir-faire sur les innovations et les grandes avancées technologiques d’aujourd’hui et de demain.

Objectif d’ici 2020 : réduire de moitié les consommations et émissions de CO2 ainsi que les nuisances sonores. Dans le prolongement du Grenelle de l’environnement, les industriels ont concrétisé leur ambition par la mise en place du CORAC. Depuis 2008, le conseil œuvre sur la mise en cohérence des efforts concernant la recherche et l’innovation dans le domaine aéronautique. La préservation de l’environnement aérien se voit ainsi soutenu par les crédits du grand emprunt national alloués à la conception de démonstrateurs de viabilité technologique pour l’avion « vert » de demain.

 

Voler moins cher

Avec un prix du baril de pétrole qui vole de record en record, la réduction des coûts est devenue l'obsession des compagnies aériennes. Leur Graal : consommer moins de 3 litres par passager aux 100 kilomètres. Alors que la FNAM dote son site d’une fonction de calcul des émissions de CO2 permettant aux passagers d’être sensibilisés à l’impact de leurs déplacements sur l’environnement, l’association internationale du transport aérien (IATA) table quant à elle sur une amélioration de l’efficacité du carburant des avions de 1,5% par an d’ici 2020 et une réduction de moitié des émissions d’ici 2050 par rapport à 2005. Aujourd’hui à 60,51 euros, le cours du baril n’a pas cessé d’augmenter depuis janvier 2009. Une augmentation du prix de pétrole qui représente désormais le premier poste de dépenses des compagnies aériennes. Le nez sur la jauge, toutes rêvent de diminuer cette dépense.

Pour ce faire, il existe des solutions concrètes : Côté automobile, le concept novateur SocEvo par exemple permet déjà de séparer les molécules de carburant en agissant sur les molécules d'eau qu'il contient pour les transformer en oxygène actif. Un traitement efficace pour moins d'émissions de particules, moins de CO2 et un meilleur rendement au kilomètre ! Sachant que 10 ans sont indispensables pour concevoir de nouveaux avions ou de nouveaux moteurs et que l’amortissement d’un appareil s’effectue sur 30 ans d’exploitation en général, c’est maintenant qu’il faut mettre les bouchées doubles.