Afin d’héberger les données de ses 400 millions de membres, Facebook a décidé de construire dans l’Oregon un gigantesque centre de stockage. Mais ce site dont la société a déjà décidé de doubler la taille d’origine sera alimenté à 58 % par des centrales thermiques.
La construction du futur centre de stockage a déjà débuté depuis janvier, mais Facebook doit faire face à de nombreuses critiques, notamment de la part de Greenpeace. L’association environnementale souligne ainsi dans son rapport "Make it Green" publié en mars dernier que le site sera "alimenté principalement par une centrale à charbon, la principale source de gaz à effet de serre des Etats Unis". Situé à Prineville dans l’Oregon, ce centre de stockage devait s'étendre sur 14 000 m2. Facebook a annoncé la semaine dernière que la surface sera finalement doublée afin de répondre aux besoins de l’activité du site.
Le coût total du projet est évalué à 150 millions d’euros et devrait permettre à Facebook de stocker lui-même ses milliards de données et d’éviter ainsi de louer 60 000 serveurs à des sociétés basées dans la Silicon Valley. Pour se fournir en électricité et alimenter le bâtiment (30 mégawatts soit l’équivalent de la consommation de 30 000 foyers), Facebook devra se fournir auprès de l’entreprise d’énergie local Pacificorp. Or, 58 % de la production de cette dernière est issu des centrales thermiques et notamment d’une centrale au charbon. Un point sur lequel Greenpeace a largement insisté dès l’annonce de la construction du centre. Dans le même temps, Facebook mettait en avant le fait que son futur site répondrait à la norme américaine de bâtiments à haute qualité environnementale LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Un argument qui ne semble pas avoir limité les protestations. Un groupe Facebook baptisé "We want facebook to use 100% renewable energy" regroupe ainsi aujourd’hui plus de 274 000 membres tandis que le même groupe français réuni plus de 3000 membres.
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