illustration : Rocco

Borne Vélib. Paris
initiatives > 22 mars 2012 > Déborah Antoinat

L'économie de l'usage, un nouveau paradigme pour le développement durable ?


L’économie de fonctionnalité signera-t-elle la fin de l'obsolescence programmée des objets ? Son développement remettra-t-il en question les valeurs de propriété si fortement ancrées dans nos sociétés ? Autant de questions cruciales à l’heure où le concept s’invite dans les débats autour du développement durable et se propage via Internet et les sites collaboratifs. Le point sur cette nouvelle économie de l'usage.

Lire l'article
initiatives > 25 août 2008 >

Etes-vous locavore ?

Vous faites vos courses au marché et n’achetez que des produits de saison ? Vous poussez même jusqu’à aller chercher chaque semaine votre panier Amap ? Il se peut que vous soyez un locavore – espèce mandibulaire vivant dans la stricte observance de cette règle : ne manger que des aliments produits à moins de 160km de son domicile.

Nés à San Francisco il y a 3 ans dans le sillage des recherches de Tim lang sur les « food miles » (soit la distance parcourue du lieu de production à l’assiette), les locavores entendent alléger leur bilan carbone en choisissant des produits du cru. Ils témoignent ainsi d’une aspiration grandissante en Occident : le retour à l’échelle locale.

Il faut dire que le circuit de la production alimentaire s'est allongé ces dernières décennies au-delà du raisonnable. L’exemple du yaourt à la fraise parcourant environ 9115 kms avant d’arriver dans votre frigo est désormais connu. On pourrait encore citer le jus d’orange produit à plus de 10 000 kms de sa destination finale. Sans parler de ces produits exotiques devenus de consommation courante : thé, café, chocolat, bananes, etc.

Face au gaspillage énergétique perpétré par l’industrie agro-alimentaire, les locavores veulent revenir à une nourriture plus respectueuse de l’environnement. Pas toujours facile. Une internaute récemment convertie au régime locavore confie : « j’ai abouti à une douloureuse conclusion: plus grand chose ne méritait d’atterrir dans mon assiette. En tous cas, rien de transformé. En suivant le régime à la lettre, c’est à dire en me nourrissant exclusivement d’aliments issus d’un cercle de production de 160 kilomètres (100-mile diet), j’ai dû renoncer au café, au thé, au chocolat; à la plupart des fruits, sauf les pommes, les poires, les cerises et quelques raisins; à la majorité des fromages; aux viandes d’origine et aux poissons (sauf ceux pêchés à Dieppe); aux produits transformés à base de soja … »

Vous trouvez ce régime non seulement contraignant, mais un brin surranné ? Normal : après tout nos aïeux étaient comme Monsieur Jourdain se découvrant prosateur - des locavores qui s'ignorent. A croire que l'avenir se confond avec le passé...

Lire l'article
initiatives > 14 août 2008 >

Climate camp : la politique énergétique anglaise sur des charbons ardents

Non, le "Climate camp" qui s'ouvre aujourd'hui à Kingsnorth dans le Kent n'est pas un camp de réfugiés climatiques. A dire vrai il tiendrait plutôt du camp militaire, puisque son objectif est de lutter concrètement contre le réchauffement de la planète.

En cela, l'élection de Kingnorth comme théâtre des opérations est tout sauf anondin. Non seulement le site accueille l'une des centrales électriques les plus polluantes d'Europe (elle figure au palmarès des "thirty dirty" établi par le WWF), mais le gouvernement et la compagnie E.ON envisagent d'y construire une nouvelle centrale... au charbon ! A l'heure où l'Angleterre s'engage à réduire de 60% ses émissions de carbone d'ici 2050, une telle annonce laisse il est vrai songeur...

Pour infléchir les choix énergétiques du gouvernement anglais, les organisateurs du Climate camp tablent sur une mobilisation massive. Pendant 10 jours, ils espèrent voir converger de toute l'Europe des citoyens désireux d'agir. D'ailleurs, l'enjeu du rassemblement n'est pas seulement de stopper net le projet gouvernemental : aux coups de gueule et aux coups d'éclat, s'ajoute la volonté de mettre en oeuvre un mode de vie égalitaire et durable.

Climate camp : du 3 au 10 août

Lire l'article
initiatives > 17 juillet 2008 >

mescoursespourlaplanete.com : le site de la consommation responsable

95% des Français veulent être mieux informés quant à l'impact des produits de grande consommation sur la planète. Qu'à cela ne tienne : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos produits préférés sans jamais le lire sur leur étiquette se trouve sur www.mescoursespourlaplanete.com. Lire l'article
initiatives > 7 juillet 2008 >

Les maires urbains plébiscitent le développement durable

Selon un sondage CSA-Dexia, les maires des communes urbaines citent le développement durable comme l'un des enjeux forts de leur mandature. Lire l'article
initiatives > 3 juillet 2008 >

Augmentation du prix de l'essence aux Etats-unis : un mal pour un bien ?

Un dollar le litre d’essence ! Ce qui ferait rêver n’importe quel automobiliste européen commence à inquiéter sérieusement outre-Atlantique. Sur fond de crise pétrolière et de forte dépendance énergétique des ménages, l’Amérique assiste avec angoisse à la fin d’une époque : celle de l’essence bon marché. Lire l'article
initiatives > 1 juillet 2008 >

Vélos en ville : vers une évolution du code de la route ?

La pratique du vélo en ville est en plein essor. Voyez Paris : le nombre de cyclistes y a augmenté de 70% entre 2006 et 2007, et l’on peut prédire que la mise en place du Vélib’ il y a tout juste un an ne devrait pas faire fléchir cette tendance.

Au vu des nuisances occasionnées par la circulation motorisée (pollution, bruit), l’engouement suscité par la petite reine sonne comme une bonne nouvelle. Or il n’en est rien, et pour cause : si la pratique du vélo à Paris est en hausse, le nombre des accidents aussi (+ 21,4% au premier trimestre 2008).

C’est du moins ce qu’on nous répète depuis plusieurs mois. Car à y regarder de plus près, les chiffres n’offrent rien qui doive alarmer, au contraire. Selon le bilan 2007 de la sécurité routière, le nombre de tués à vélo a considérablement baissé sur le plan national (-21%, soit la diminution la plus spectaculaire constatée parmi les usagers de la route). A croire que l’augmentation du nombre de cyclistes, parce qu’elle opère une redistribution de la voirie, améliore parallèlement leur sécurité.

Haro sur le vélo

Pourtant, ces derniers mois, la presse a largement relayé les déboires du Vélib’. Suite aux trois décès survenus depuis janvier, on s’est même parfois empressé de désigner comme coupables… les cyclistes eux-mêmes, dont la conduite est jugée dangereuse. Qu’importe s’ils ne sont responsables que d’un tiers des accidents, ou s’ils comptent beaucoup moins de victimes que les piétons (3% contre 40%) : les pouvoirs publics ont choisi de leur appliquer la manière forte, et veulent sanctionner tout comportement délictueux. Ici et là, on réclame même qu’obligation soit faite aux cyclistes de porter un casque, ou de passer le code de la route. Ambiance…

Compte tenu des vertus écologiques et sanitaires de la petite reine, cette raideur à de quoi surprendre. Sur fond de flambée des cours du pétrole et de réchauffement climatique, décourager les cyclistes en multipliant les contraintes ne semble pas la façon la plus pertinente d’assurer leur sécurité. Qu’ils s’adaptent au code de la route, ne cessent de répéter leurs détracteurs ! Et si on imaginait l’inverse ? Pourquoi ne pas adapter plutôt le code de la route aux vélos ?

Le code de la rue : pour une nouvelle distribution de la voirie

L’idée vient de Belgique et a permis de réduire considérablement le nombre des victimes de la circulation. Au tout répressif, nos voisins du nord ont en effet opposé une séduisante alternative : le code de la rue. Fondé sur une meilleure distribution de l’espace entre les divers usagers de la voirie, cet aménagement du code de la route veut mettre un terme à l’hégémonie automobile en ville. Son principe : adapter la circulation aux usagers les plus vulnérables (piétons / cyclistes), en somme tourner le dos à la politique du « fort avec les faibles et faible avec les forts. » D’où la création de zones où la vitesse est limitée à 30 km/h et la multiplication des passe-droits pour les cyclistes.

En France, l’idée a fait quelques émules. A Strasbourg, un dispositif expérimental national autorise déjà les vélos à tourner à droite aux feux rouges. Cinq carrefours de la ville ont été aménagés à cet effet, et accueillent désormais un feu orange conçu exprès pour le cycliste : « cet outil [lui] rappelle qu’il n’a pas la priorité sur le piéton et qu’il doit donc faire attention à cet usager plus vulnérable que lui. Ce dispositif s'inscrit dans l'évolution du code de la route vers un code de la rue. » explique la ville de Strasbourg.

Dans le même esprit, la ville de Paris planche déjà sur son propre code de la rue : « le Code de la route est mal adapté aux villes, nous explique-t-on, et a fortiori à la capitale : rues étroites ou larges boulevards voient se côtoyer piétons, poussettes, cyclistes, motos, automobiles… et sont soumis au seul Code de la route. Il est donc nécessaire que les déplacements dans les villes prennent en compte l'ensemble des contraintes et des usagers citadins et que le mode de déplacement de référence en ville ne sera plus la voiture. »

paris.centraldoc

Lire l'article
initiatives > 30 juin 2008 >

La guerre des boutons (de rose)

On croyait le flower power relégué aux oubliettes de l'ère baba cool. Nenni ! Le credo hippie connaît depuis quelques années un regain de vitalité sous une forme inédite : la guérilla jardinière. Lire l'article
initiatives > 25 juin 2008 >

Re-tours à Paris

Bertrand Delanoë a de quoi être satisfait : hier, le Conseil de Paris s’est prononcé pour l’érection d’immeubles de plus de 37m dans 6 quartiers périphériques de la capitale. Lire l'article
initiatives > 23 juin 2008 >

La biodiversité en ville

L’annonce est presque passée inaperçue. En 2001, un groupe d’évaluation des écosystèmes chargé par le secrétaire général de l’ONU d’étudier la biodiversité rendait son rapport. Conclusion : dans les premières décennies du 21e siècle, la Terre allait connaître sa 6e grande période d’extinction biologique Lire l'article
initiatives > 17 juin 2008 >

L'habitat durable en Europe : Bedzed

Ouvert en 2002, le site de Bedzed (Beddington Zero Energy Development ) fait figure de modèle en matière de protection de l'environnement.

Situé dans le sud de Londres, cet écoquartier comprend 82 logements dont 34 ont été vendus en propriété, 23 en copropriété, 10 en location pour les ouvriers et 15 en logements sociaux. Pour assurer un équilibre entre habitat et espaces de travail, 2500 m² ont été affectés aux bureaux et services. Les espaces verts (principalement des équipements sportifs) occupent une surface de 5 000m², à laquelle s’ajoutent de nombreux toits végétaux et jardins privatifs.

Les bâtiments intègrent au maximum matériaux recyclés et bois écocertifiés. Pour atteindre l’objectif « zéro carbone » fixé par le cahier des charges, l’architecte Bill Dunster les a conçus de sorte à limiter autant que possible les consommations d’énergie : isolation renforcée, panneaux solaires pour le chauffage, ventilation naturelle (d’où les cheminées multicolores qui surmontent chaque bâtiment), traitement des eaux usées...

Le résultat a de quoi faire pâlir d’envie tous les férus d’écoconstruction : non seulement les habitants de Bedzed ont réduit de 50% leur empreinte écologique, mais le mode de vie prôné dans leur quartier semble garant d’une plus grande sociabilité.

http://www.bioregional.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bedzed

http://www.peabody.org.uk/pages/GetPage.aspx?id=179

Lire l'article
initiatives > 10 juin 2008 >

Calculez votre empreinte écologique

Notre mode de vie exerce une pression grandissante sur l'environnement. Certes, mais dans quelle mesure ? Pour évaluer précisément l'impact des activités humaines sur la nature, le WWF a créé dans les années 90 un indicateur qui fait aujourd'hui florès : l'empreinte écologique. Lire l'article

Vidéos à voir

Inscription à la Newsletter