116 millions de mètres carrés. C’est la surface totale de forêt tropicale sauvée depuis la création du moteur de recherche Ecosia en décembre 2009 selon les statistiques publiées sur le site. Ce dernier fonctionne en association avec Bing, Yahoo et le WWF. Les deux premiers cités fournissent la puissance de recherche tandis que le WWF se charge de répartir les sommes récoltées dans un programme de préservation de la forêt amazonienne situé dans le Parc national Juruena au Brésil. Les 10 centimes reversés à chaque clic à l’ONG environnementale permettent selon Ecosia de « sauver environ deux mètres carrés de forêt amazonienne à chaque recherche ». Cinq euros permettent en effet de sauver un hectare entier de forêt tropicale. Quand aux 20 % des revenus conservés par l’entreprise, ils sont consacrés à « la rémunération des salariés, aux serveurs et domaines, aux activités marketing et aux partenariats avec d’autres organisations (Yahoo et Bing en l’occurrence) ».
Si l’initiative est à souligner, il faut noter que seules 2 % des recherches via Ecosia sont associées à un clic sur un lien sponsorisé. Et inutile de cliquer volontairement sur les liens publicitaires en imaginant sauver à chaque fois vos 2 mètres carrés de forêt amazonienne. Ecosia, qui a le statut d’entreprise mais se décrit elle-même comme une "entreprise solidaire" indique sur son site : « nous filtrons les recherches et les clics fictifs et allons même jusqu’à bloquer les adresses IP des utilisateurs qui ont ce type de comportement ». Question évidente de crédibilité auprès des annonceurs.
Par ailleurs, l’entreprise annonce disposer de serveurs « fonctionnant à l’électricité verte » (sans pour autant préciser la nature de cette "électricité verte"). Toujours à propos de ces serveurs très énergivores, l’entreprise indique plus loin que « comme n’importe quel autre moteur de recherche, Ecosia doit se connecter à un réseau de serveurs pour pouvoir proposer des résultats de recherche. Nos propres serveurs fonctionnent à l’électricité verte, en revanche, comme ce n’est pas le cas des serveurs de Bing et Yahoo, une recherche via Ecosia émet quasiment la même quantité de CO2 qu’une recherche Google. ». Une requête sur ce site émettra donc la même quantité de CO2 (estimée environ à 7g) qu’une recherche effectuée sur des "moteurs traditionnels", mais vous aurez au moins la garantie qu’elle sera compensée par un programme de préservation de la forêt tropicale (un hectare de forêt amazonienne suffit à absorber près de 600 tonnes de CO2). C’est toujours ça de gagné…
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