L’émirat d’Abou Dhabi construira d’ici deux ans la plus grande centrale solaire thermique du monde près de la ville de Masdar. Etendue sur une surface de 2,5 km2, ces panneaux devraient fournir l’électricité de cette future ville qui se veut 100 % écolo.
C’est en 2008 que l’émirat d’Abou Dhabi a annoncé le lancement de la construction de Masdar ("source" en arabe). Cette ville qui devrait pouvoir accueillir 5000 personnes dès 2015 (50 000 d’ici 2020) sera "la première ville 100 % écologique au monde" selon ses créateurs. L’objectif est de construire une ville qui n’émettra aucune émission de CO2 et aucun déchet.
Un projet ambitieux financé à hauteur de 15 milliards de dollars par l’émirat. Imaginé par le cabinet britannique Foster and Partners, la ville sera alimentée en énergie par une gigantesque centrale solaire thermique baptisée Shams 1. Cette dernière sera construite pour 600 millions de dollars par les Français de Total (logistique industrielle) et les Espagnols d’Abengoa Solar (ingénierie). 768 miroirs paraboliques seront chargés de capter les rayons solaires. Le rayonnement solaire, concentré par ces miroirs, viendra chauffer un fluide caloporteur qui génèrera de la vapeur à haute pression afin d’entraîner une turbine à vapeur classique. Shams 1 couvrira une superficie de 2,5 km2 et sera dotée d’une capacité de plus de 100 MW.
La construction de cette centrale solaire devrait débuter au troisième trimestre 2010 pour une durée prévue de deux ans. L’émirat indique sur le site de la ville que l’unité permettra d’éviter l’émission d’environ 175 000 tonnes de CO2 par an, ce qui revient à planter 1,5 million d’arbres ou à retirer 15 000 automobiles de la circulation à Abou Dhabi. Reste que toute l’énergie de la ville ne pourra pas être uniquement produite à partir de cette centrale solaire. Car bien que disposant de condition d’ensoleillement quasi parfaite, un temps couvert pourrait réduire drastiquement la production d’énergie. Les concepteurs du projet ont donc installé un brûleur alimenté au gaz naturel qui réchauffera la vapeur et compensera ainsi le déficit de lumière. Ce dispositif devrait permettre d’assurer 20 % des besoins en électricité de la ville.
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